Christophe Alberti | ZIG ZAG Gentilly

Christophe Alberti

Ça fait longtemps qu’elles sont là, les p’tites bêtes dans ma tête.
En réunion, au téléphone, au resto… sur une serviette ou un post-it.

Je ne suis pas né artiste. J’ai pas eu de stimulation particulière « tout petit dejà ».

Le déclic c’est une revue d’art que j’ai acheté par curiosité et pour économiser des frais de port. Art brut. Low brow. pop art. kézako.

Les p’tites bêtes se pressent, me pressent. Je rempli des carnets de dessins dans l’urgence. Souvent la nuit pendant les insomnies.

Il est temps de leur donner une vraie maison. Une belle feuille blanche, de les soigner un peu avec de jolis stylos.

C’est la sortie de confinement.

Elles ont plein de choses à dire.

Pas de parachute, pas de plan. Une arabesque, un trait, un rond sont leur support de croissance. Leur forme prend forme jusqu’à parfois devenir informe. Des riens finissent par devenir un tout ou alors rien du tout.

Des yeux, des bouches. Elles partagent leurs organes et occupent l’espace. Ça crie, ça râle, ça évolue comme pikachu.

Elles ont colonisé mon Instagram, et débarquent IRL dévorant tout sur leur passage.

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