Ronan Gerbet | ZIG ZAG Gentilly

Ronan Gerbet

All-focus
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Depuis longtemps mon travail explore les possibilités plastiques d‘une confrontation d’éléments hétéroclites et de peinture.
Ici s’orchestrent sur le support des matériaux récupérés de différentes natures : papiers, cartons, tissus, bois, métal, etc… des images également, de tous horizons, s’invitent dans un jeu d’équilibre visuel avec la peinture. J’aime l’idée que ces matériaux finissent d’exister sur le plan fonctionnel afin de leur donner une seconde vie sur le plan plastique. Il s’organise alors un dialogue entre matériaux et matières, entre ces corps étrangers et la peinture.
Dans cet espace les surfaces, les écritures picturales, les matériaux, les objets, etc… se placent les uns à côté des autres, se touchent, se recouvrent :l es œuvres semblent poser la question de la limite, du vide, de ce qui se passe entre deux choses dans la peinture, de l’énergie qui se crée entre ces espaces posés.

Et puis on fini par voir qu’il y a autre chose, quelque chose qui vient s’ajouter à
cette hétéroclicité juxtaposée et fragmentaire. Dans ce monde inventé, viennent se greffer deux personnages. Deux images (elles aussi récupérées) présentes comme repères visuels, comme indices d’œuvres en oeuvres. L’une, d’un homme papou, rugueux, dur dans son aspect, l’autre, d’une femme occidentale belle et délicate. Deux images opposées jouent dans les espaces à s’éloigner, à se rapprocher, manquent parfois de se toucher mais gardent toujours les distances et qui, au travers de ce qui pourrait être l’histoire d’un rendez-vous manqué évoquent, là encore, l’idée de la limite et du vide. Mais peut-être ici, plus de façon plastique, comme si la peinture avait besoin de parler d’autre chose que de la peinture. Comme si la peinture n’était pas que la peinture.


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